« Le Canard Enchaîné » riposte

Face à la censure, la presse souhaite résister, comme par exemple avec la création le 10 septembre 1915, d’un journal hebdomadaire: « Le Canard Enchaîné ». Il a été fondé par Maurice Maréchal, Jeanne Maréchal, et Henri-Paul Deyvaux-Gassier.

Voici la couverture de la première édition du « Canard Enchaîné »:

-Cliquez sur l’image pour l’agrandir-

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Des fuites ont lieu

Malgré une organisation méticuleuse et organisée de la censure, il y eut des fuites, des indiscrétions. Nous vous en énumérons quelques unes :

Exemples :
« Par ailleurs, les opérations d’interception sont si nombreuses et leurs résultats si largement diffusés dans les organismes de répression et les différents ministères, que les fuites se multiplient. La majeure partie de la population sait par ouï-dire qu’ « on » ouvre le courrier et qu’il faut se méfier […] Dans une lettre à son ami, Roger Peyrefitte, datée du 24 novembre 1940, l’écrivain Henry de Montherlant indique clairement que les indiscrétions du contrôle postal ne lui échappent pas :  » Toujours sur la correspondance je vous confirme ce que vous m’indiquiez au début de votre lettre pour les miennes : la vôtre a été lue également. »

Cet extrait, du livre d’Antoine LEFEBURE, « Les conversations secrètes des français sous l’occupation », montre que la population avait conscience que le contrôle postal existait, c’est-à-dire que leurs courriers étaient lus et donc contrôlés avant de leur parvenir.

– Il y a eut également une indiscrétion au sujet de l’utilisation de certains gaz asphyxiants. Ces indiscrétions auraient été faites pas un périodique intitulé « Le Matin », dans un article publié en août 1915. Cet article est composé de l’interview d’un professeur qui laisse supposer que la France aurait utilisé en amont des gaz asphyxiants. Le général Joffre riposte en donnant plusieurs justifications. Tout d’abord cela peut donner des indications à l’ennemi, les Allemands pourront ainsi prétexter que si les Français utilisent les gaz asphyxiants, ils pourront riposter eux aussi de la même manière.