Contrôle et résistance

L’armée utilise toujours tous les moyens mis en place au cours de la Première Guerre Mondiale : la censure, la propagande, la désinformation mais également les missions de presse, les services d’informations des armées.

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, de nouveaux moyens d’information sont apparus : la radio et le cinéma. Pour l’armée, ils constituaient de nouveaux outils pour la propagande et la désinformation. Mais pour les résistants, la radio était également un moyen de transmettre des informations proscrites par les autorités militaires. C’est pour cela qu’il fallait aussi contrôler ces deux nouveaux médias. Donc certaines radios sont devenues des radios d’Etat (Radio-Paris et Radio-Lyon). Le cinéma, qui attirait beaucoup de monde, permettait de diffuser de fausses informations et donc de manipuler les opinions de nombreuses personnes.

Les nouveaux moyens d’information sont la radio (1.a.) et les actualités au cinéma (1.b.)

Introduction

De nouveaux moyens de diffusion et de contrôle de l’information (la radio, le cinéma) (II.1). Malgré le contrôle de l’information, des fuites ont lieu. (II.2)

Des « fuites d’informations » à travers les radios

Malgré tous les efforts de l’Etat pour contrôler l’information, grâce à la censure et à la propagande, il y a eu quelques « fuites d’informations ».

La majorité des fuites d’informations dans les médias étaient principalement dues à la radio, et plus particulièrement à Radio-Londres, avec le Général de Gaulle. Dans les messages qui étaient transmis aux résistants, figuraient des informations sur la position des armées ennemies, afin de leur éviter les arrestations.
C’est pour ce genre de raison que cette radio a été interdite d’écoute en France, jusqu’à la fin de la guerre. Bien que cela soit illégal, de nombreuses personnes écoutaient ces informations radiophoniques car elles diffusaient des informations en défaveur des Allemands. Comme le montre Paul MAURIN , dans son livre « Propagande contre propagande en France 1939-1945 » :

« Les affiches avaient un impact obligatoirement parce qu’il y avait peu de gens qui avaient la radio à l’époque, d’ailleurs, la radio… quelle radio on écoutait ?… C’était Radio-Lyon qui était la radio du secteur, une radio d’Etat, contrôlée bien entendu ! On écoutait avec mes parents Radio-Sottens, c’était la radio suisse, on était assez près pour l’entendre… Oui, on s’accrochait à ce qu’on avait : de l’information. Après, dès qu’on a pu écouter Londres (en 1941) on a écouté Londres. Mes parents l’écoutaient le soir. Bien sûr, on fermait tout…»

On peut dire qu’une « guerre » avait lieu entre l’armée qui voulait contrôler l’information et des radios, des journalistes, des résistants qui ripostaient et émettaient des informations codées ou utilisaient des radios étrangères pour transmettre les informations qui échappaient au contrôle de l’armée.

De nouveaux moyens de diffusion… à contrôler. (Seconde Guerre Mondiale)

La propagande pendant la 2ème Guerre Mondiale :

Elle se présente toujours majoritairement sous forme d’affiches, de cartes postales ou encore sous forme de tracts. Il y a cependant de nouveaux moyens de propagande:

Le cinéma :
Les propagandistes vont s’y intéresser de près car ils croient au pouvoir de persuasion et du mimétisme des images.
A partir d’octobre 1940, une loi stipule que les salles de cinéma doivent diffuser un film composé de quatre parties :
• Le journal d’actualité
• Un ou deux commentaires de propagande
• Un dessin animé
• Un film de plus d’une heure
Le journal étant bien évidemment contrôlé par les autorités occupantes.

Les Allemands (en zone occupée) créent une compagnie française ( la Continental Films) aux capitaux allemands pour financer un grand cinéma européen.
Il est important de savoir que cette société à été créée par par Joseph Goebbels, grand ordonnateur et ministre de la Propagande du parti nazi alors au pouvoir en Allemagne. L’objectif de cette compagnie était de « garder un œil » sur la production cinématographique des pays occupés. Ils ont ainsi censuré plusieurs films comme « Quai des brumes » car ils avaient jugés que l’acteur Jean Gabin prend parti aux Etats-Unis.
Dans la France du Sud, les informations cinématographiques sont sous le contrôle de Vichy.

L’écriture :
Des écrivains, comme Louis Ferdinand Destouches, plus connu sous le nom de Céline écrit des pamphlets antisémites qui génèrent chez la population soit une adhésion enthousiaste, ou bien de fortes critiques. Ce sont pourtant, du fait de la propagande, ce genre d’écrivain qui bénéficie d’encouragements et de protection de la part des dirigeants.

La radio :
les discours publics pouvaient être amplifiés par des micros et des hauts-parleurs, et même être retransmis par radio (radiodiffusion). La radio permettait d’écouter les informations presque en direct .
Les radios des pays en guerre ne présentaient pas les évènements de la même façon, elle ne donnaient souvent que des informations en leur faveur, elles se contredisaient entres elles ; à l’époque la population appelle ça « la guerre des ondes » .

Ces nouveaux médias étaient efficaces parce qu’ils touchaient en même temps de nombreux citoyens.

La majorité des fuites d’informations dans les médias, étaient principalement dues à la radio, et plus particulièrement à Radio-Londres, avec le Général de Gaulle. Dans les messages qui étaient transmis aux résistants, figuraient des informations sur la position des armées ennemies, afin de leur éviter les arrestations.

C’est pour ce genre de raison que cette radio a été interdite d’écoute en France, jusqu’à la fin de la guerre. Bien que cela soit illégal, de nombreuses personnes écoutaient ces informations radiophoniques car elles diffusaient des informations en défaveur des Allemands. Comme le montre Paul MAURIN , dans son livre « Propagande contre propagande en France 1939-1945 » :
«Les affiches avaient un impact obligatoirement parce qu’il y avait peu de gens qui avaient la radio à l’époque, d’ailleurs, la radio… quelle radio on écoutait ?… C’était Radio-Lyon qui était la radio du secteur, une radio d’Etat, contrôlée bien entendu ! On écoutait avec mes parents Radio-Sottens, c’était la radio suisse, on était assez près pour l’entendre… Oui, on s’accrochait à ce qu’on avait : de l’information. Après, dès qu’on a pu écouter Londres (en 1941) on a écouté Londres. Mes parents l’écoutaient le soir. Bien sûr, on fermait tout…»
Paul MAURIN – Propagande contre propagande en France 1939-1945

Malgré tous les efforts de l’Etat pour contrôler l’information, grâce à la censure et à la propagande, il y a eu quelques « fuites d’informations ».

Les radios : Radios Paris; pour le régime et l’armée française

La radio :

Grâce à la radio, les discours publics pouvaient être amplifiés (c’est ce qui est appelé la radiodiffusion). Elle permettait également d’être informé plus rapidement.
Elle a été pendant la Seconde Guerre mondiale, un moyen très efficace de propagande. Philippe Pétain et Charles De Gaulle s’en sont d’ailleurs servis les 17 et 18 juin 1940, en particulier, pour montrer aux Français deux chemins différents suite à la débâcle militaire.
Pétain annonçait lui la défaite de la guerre et le lendemain, De Gaulle lançait son appel.

Les radios des pays en guerre ne présentaient pas les évènements de la même façon, elle ne donnaient souvent que des informations en leur faveur, elles se contredisaient entres elles ; à l’époque la population appelle ça « la guerre des ondes ».

Lorsque «La guerre des ondes» commence, le slogan de Radio Londres met en garde le peuple français envers la propagande allemande qui est divulguée sur Radio-Paris : « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est Allemand! ».
Radio-Paris était sous le monopole de l’État.

Les radios étrangères comme Radio-Londres, étaient écoutées par une plus grande majorité de personnes parce qu’elles donnaient des informations en défaveur des Allemands, mais également parce que le Général de Gaulle, y passait ses messages secrets aux résistants.
Radio-Londres a donc été interdite en France jusqu’à la fin de la guerre.

Actualités au cinéma

Le cinéma:
Les propagandistes vont s’y intéresser de près car ils croient au pouvoir de persuasion et au mimétisme des images.
A partir d’octobre 1940, une loi stipule que les salles de cinéma doivent diffuser un film composé de quatre parties :
• Le journal d’actualité,
• Un ou deux commentaires de propagande,
• Un dessin animé,
• Un film de plus d’une heure.

Le journal étant bien évidemment contrôlé par les autorités occupantes et donc l’armée.

Les actualités qui étaient diffusées au cinéma, étaient une série de courts métrages d’information et de documentation relatant les faits et événements récents dans les divers domaines (politique, économique, culturel, etc.).

Les Allemands (en zone occupée) créent une compagnie française ( la Continental Films) aux capitaux allemands pour financer un grand cinéma européen.
Il est important de savoir que cette société à été créée par par Joseph Goebbels, grand ordonnateur et ministre de la Propagande du parti nazi alors au pouvoir en Allemagne. L’objectif de cette compagnie était de « garder un œil » sur la production cinématographique des pays occupés. Ils ont ainsi censuré plusieurs films comme « Quai des brumes » car ils avaient jugés que l’acteur Jean Gabin prenait parti pour États-Unis.
Dans la France du Sud, les informations cinématographiques sont sous le contrôle de Vichy.

Le Service cinématographique des armées sera créé en 1946, par les hiérarchie militaire française.